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L'EXPLORATION
L’exploration des ressources conventionnellesLes gisements conventionnels sont des accumulations localisées et bien définies de gaz naturel. Le gaz est piégé dans des réservoirs structuraux ou stratigraphiques ayant des caractéristiques réservoirs bien établies où le contact entre les différentes phases (gaz-pétrole-eau) est bien identifiable. Ces gisements, une fois découverts, sont habituellement faciles à exploiter. Il existe de par le monde des dizaines de types de gisements conventionnels. L’exploration des ressources conventionnelles pour le Québec se regroupe en quatre types :
Les meilleurs exemples de gisements gaziers ordoviciens produisant à partir de zones dans les écailles de chevauchement sont situés en Oklahoma dans le bassin d’Anadarko. Certains gisements comme celui de Sterling comptent des réserves de plus de 25 Bcf de gaz naturel récupérable. Dans ce bassin déformé et chevauché, les unités réservoirs sont soit les carbonates ordoviciens (équivalents Trenton et Black-River) ou les dolomies ordoviciennes (équivalentes du Beekmantown). Au Québec, le gisement de St-Flavien se classe dans ce type tout comme le prospect de St-Simon. Plusieurs productions gazières des Appalaches et du Sud-ouest des États-Unis proviennent des unités dolomitiques de l’Ordovicien Inférieur. Cette unité dolomitique s’étend du Texas jusqu’à la côte du Labrador. Ces unités sont équivalentes au Groupe de Beekmantown du sud du Québec. Depuis la fin des années 80, plusieurs gisements importants ont été mis en valeur dans ce type de formation en Oklahoma, en Arkansas et dans le nord du Texas et sur la côte du Labrador. Les dolomies du Groupe de Beekmantown ont été parmi les strates les plus prospectives pour l’exploration pétrolière et gazière au Québec. Les dolomies présentent, en sous-surface, des propriétés pétrophysiques intéressantes et ce, autant dans les séquences allochtones qu’autochtones. Au cours des années 70 et 80, SOQUIP a testé quelques objectifs dans les dolomies. En Ontario, depuis près de cinquante ans, le gisement d’Innerkip dans la région de Kitchener a produit plus de 25 Bcf à partir des grès cambro-ordovicien. On retrouve ces mêmes grès poreux au Québec le long de la rive-nord du Saint-Laurent. Plusieurs grès de même type sont également des zones de production dans diverses parties du bassin des Appalaches. Au Michigan, on dénombre 36 champs gaziers dans les grès ordoviciens de l’assemblage Glennwood-St. Peter. Les réserves par puits atteignent 2 à 14 Bcf et les propriétés réservoir de la formation vont de passables à excellentes (jusqu’à 15% de porosité et plus de 100 mD de perméabilité). Plusieurs indices de gaz ont été intersectés dans les grès au Québec sans toutefois faire l’objet d’un développement plus étendu. Dans la seule région du gisement d’Innerkip, plus de 250 puits ont été forés, c’est plus que le nombre total de puits forés dans l’ensemble des Basses-Terres au Québec. Placé dans son contexte nord-américain, le bassin sédimentaire du Québec se compare à plusieurs bassins où des découvertes importantes d’hydrocarbures ont été faites, particulièrement au cours des dernières années. |

