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Vers une compréhension énergétique améliorée

Défis environnementaux

Les avantages du gaz naturel par rapport aux autres énergies fossiles sont bien connus. Sa combustion n’émet pas de dioxyde de souffre (SO2) et elle émet trois fois moins de d’oxyde d’azote (NOx) que le charbon ou le pétrole1. À la consommation, le gaz naturel émet environ 42% moins de gaz à effet de serre (GES) que le charbon; 31% moins de GES que le mazout; et 25% moins de GES que le diesel2. Lorsqu’il est utilisé comme source primaire pour la production d’électricité, les bénéfices du gaz naturel sont encore plus impressionnants : 54% moins de gaz à effet de serre (GES) que le charbon; 50% moins de GES que le mazout; et 35% moins de GES que le diesel3. C’est pourquoi bon nombre d’organismes environnementaux sont d’avis que le gaz naturel, à condition bien sûr de déplacer des sources plus polluantes, peut jouer un rôle dans la lutte mondiale à la réduction des gaz à effet de serre.

Sur le plan continental, il est évident qu’en se substituant au charbon ou aux différents produits pétroliers, le gaz naturel contribuerait à réduire la facture globale des émissions de GES. La problématique des changements climatiques déborde largement les seules frontières du Québec et dans cette perspective, analyser l’impact des GES de la production gazière des Shales d’Utica à travers le seul prisme de la situation québécoise nous apparaît pour le moins réducteur. Dans la mesure où nous acceptons l’idée que la problématique des gaz à effet de serre est globale et qu’elle ne doit pas être évaluée sous l’angle unique du Québec, il est permis de croire que les impacts globaux liés à la production des Shales d’Utica sur les GES seront positifs. Le gaz produit chez nous pour nos propres besoins éliminera de facto tous les GES liés au transport du gaz naturel qui, pour alimenter notre marché, voyage actuellement sur près de 3 700 kilomètres entre l’Alberta et le Québec.

De plus, le Québec est le plus important consommateur industriel de mazout lourd. Il s’agit d’un marché où le gaz naturel produit chez nous pourrait faire des gains ayant un impact immédiat sur les émissions de GES. D’un autre côté, le projet de Transport Robert et Gaz métro pour alimenter des camions au gaz naturel liquéfié (GNL) pour le transport de marchandises dans le corridor formé par l'autoroute 401 en Ontario et l'autoroute 20 au Québec, entre la région de Québec et la région du grand Toronto, représente un autre exemple concret du rôle important que peut jouer immédiatement le gaz naturel dans la réduction du bilan de GES du Québec.

Enfin, si la production des Shales d’Utica était excédentaire aux besoins de consommation locaux, il y a fort à parier que les volumes exportés du Québec vers les États-Unis serviraient à remplacer des sources énergétiques plus polluantes, notamment le charbon qui est encore très utilisé pour produire de l’électricité dans les états du nord-est américain.

1 Hydro-Québec (2010) in Production d'électricité au Canada et aux États-Unis et impacts sur les
émissions atmosphériques.
2 Source : Agence de l’efficacité énergétique du Québec
http://www.aee.gouv.qc.ca/fileadmin/medias/pdf/facteurs_emission.pdf
3 Hydro-Québec (2003) in Émissions de gaz à effet de serre des options de production d'électricité
http://www.hydroquebec.com/developpementdurable/documentation/pdf/options_energetiques/
pop_01_06.pdf



À la consommation le gaz naturel émet environ 42% moins de ges que le charbon, 31% moins de ges que le mazout et 42% moins de ges que le diesel Le gaz naturel parcours 3 700 km pour arriver de Alberta