Le Québec représente un vaste territoire dont le potentiel d’hydrocarbures demeure encore largement sous exploré. L’activité d’exploration pour le pétrole et le gaz a pourtant commencé au Québec aussi tôt qu’au dix-neuvième siècle. De nombreux suintements d’huile ayant attiré, principalement en Gaspésie et dans les Basses-Terres du Saint-Laurent, les chercheurs de pétrole dont les techniques étaient encore très rudimentaires.
Le travail de prospection effectué depuis cette époque jusqu’à ce jour a mené à la découverte de trois gisements importants de gaz naturel, mais il a surtout permis de délimiter avec une certaine précision les différentes zones géologiques du Québec. Il en ressort que la superficie totale dite propice à l’accumulation d’hydrocarbures est de plus de 200 000km². Les bassins sédimentaires ont été bien délimités, plusieurs lignes sismiques donnent de l’information pertinente sur ces zones géologiques et la présence d’hydrocarbures a été démontrées dans chacun de ces six bassins : Les Basses-Terres du Saint-Laurent, Le Bas Saint-Laurent, la Gaspésie, l’estuaire du Saint-Laurent, le Golfe Saint-Laurent et le Nord du Québec.
Certains événements récents tels que l’avènement de nouvelles techniques de forage, de nouvelles technologies telle que la sismique-réflexion 3D ou l’apparition de nouveaux concepts géologiques ont entraîné depuis quelques années un net regain d’intérêt pour les potentiels en hydrocarbures du Québec. Selon le Ministère des ressources naturelles du Québec, cet engouement « peut être en bonne partie attribuable aux similitudes frappantes que présentent certaines zones sédimentaires du Québec avec plusieurs bassins prolifiques des États-Unis, par exemple le bassin d’Arkoma et le gisement Wilberton (600 bcf) ; celui de Black Warrior ; ceux du Nord et de l’Ouest du Texas ; le bassin Appalachien, celui de l’Illinois et de l’Ohio et, plus près de nous, celui de l’Ouest de Terre-Neuve. En effet, ces zones sédimentaires partagent le même âge (Ordovicien) et le même environnement de dépôt (rampe à carbonates) que des gisements localisés le long du paléorivage du Cambro-Ordovicien. Ce paléorivage s’étend du Texas à Terre-Neuve, en passant par les bassins sédimentaires du Québec ».
